Un contrat spécifique dit « de valorisation de l’expérience » est créé. Il vise à la fois à encourager l’embauche de certains travailleurs seniors et à assouplir les conditions de leur départ à la retraite. Le dispositif est mis en place à titre temporaire, pour une phase d’expérimentation de 5 ans. Il permet une exonération de la contribution patronale spécifique de 40 % sur l’indemnité de mise à la retraite. Dans quelles situations ce contrat peut-il être conclu ? Nous vous présentons les informations à connaître.
Qu’est-ce que le CDI « valorisation de l’expérience » ?
Le « contrat de valorisation de l’expérience » est un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée (CDI). Il est mis en place depuis le 26 octobre 2025.
Le salarié recruté bénéfice d’un CDI et de la protection de l’emploi qui y est associée, jusqu’à sa mise à la retraite par l’employeur.
La mise à la retraite n’est possible que lorsque le salarié aura atteint l’âge de départ en retraite à taux plein, c’est-à-dire lorsqu’il pourra obtenir une retraite sans décote.
À quelles conditions peut-on conclure un CDI « valorisation de l’expérience » ?
Le « contrat de valorisation de l’expérience » ne peut être conclu qu’avec les personnes qui remplissent toutes les conditions suivantes au moment de l’embauche :
- Avoir au moins 60 ans
- Être demandeur d’emploi inscrit à France Travail
- Ne pas pouvoir bénéficier d'une pension de retraite à taux plein
- Ne pas avoir été employé au sein de l'entreprise ou de son groupe durant les six mois précédents l'embauche.
Dans quelles conditions le « contrat de valorisation de l’expérience » prend-il fin ?
Si ce type de CDI peut être rompu selon les règles habituelles (démission, rupture conventionnelle, licenciement), la souplesse du dispositif réside dans la possibilité pour l’employeur de procéder à la mise à la retraite du salarié, sans obtenir son accord, dès que celui-ci :
- Atteint l’âge légal de départ à la retraite et remplit les conditions de liquidation à taux plein (c’est-à-dire au taux maximum)
- ou Atteint l’âge du taux plein automatique (67 ans).
L’employeur ne peut procéder à la mise à la retraite du salarié tant que ces conditions ne sont pas réunies.
Le salarié est tenu de remettre à son employeur, au moment de son embauche, un document délivré par la Cnav. Ce document constitue un indicateur utile pour l’employeur car il mentionne la date prévisionnelle à laquelle le salarié pourra bénéficier d’une retraite à taux plein.
Comment se déroule la fin de contrat en cas de mise à la retraite du salarié ?
Lorsque les conditions de mise à la retraite sont réunies, le salarié dont le CDI « valorisation de l’expérience » prend fin a droit :
- À un préavis, dont la durée dépend de son ancienneté dans l’entreprise Pour connaître le préavis de mise à la retraite, consultez le simulateur sur le site du Code du travail numérique :
Calculer le préavis de départ à la retraite ↗
- À une indemnité de mise à la retraite, au moins égale au montant de l’indemnité légale de licenciement. Pour en savoir plus, consultez la fiche sur l’indemnité de départ à la retraite.
L’employeur est exonéré de la contribution patronale spécifique de 40 % sur le montant de l’indemnité de mise à la retraite. Toutefois, le principe de l’exonération est valable pour les ruptures qui interviennent jusqu’au 31 décembre 2028.
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