Un congé supplémentaire de naissance (CSN) est instauré, pour les salariés parents d’un enfant né ou adopté depuis le 1er janvier 2026 (ou d’un enfant né avant cette date mais dont la naissance était supposée intervenir à compter de cette date). Chacun des parents peut bénéficier de ce congé, d’une durée d’un ou de 2 mois, en complément des congés de maternité, de paternité, d’accueil ou d’adoption. Il est indemnisé par la sécurité sociale.
Quand le congé supplémentaire de naissance peut-il être pris ?
Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute au congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption, lorsque celui-ci est terminé.
Il peut être pris par le salarié dans un délai de 9 mois à compter de la naissance de l'enfant ou, pour les parents adoptants, suivant l'arrivée de l'enfant au foyer.
Ce délai de 9 mois peut être prolongé dans certains cas spécifiques (congé maternité de longue durée et d’hospitalisation du nouveau-né).
En pratique, le délai pour prendre ce congé dépend de la date de naissance de l’enfant ou de son arrivée au foyer.
Pour plus de précisions sur les délais applicables, consultez cette fiche sur le congé supplémentaire de naissance d’un salarié.
Quelle information l’employeur doit-il recevoir?
Délai
Si l’un de ses salariés (mère, père ou conjoint de la mère de l’enfant) souhaite bénéficier du congé supplémentaire de naissance, l’employeur doit en être informé au moins un mois avant, par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé.
Ce délai est de 15 jours si le congé suit immédiatement un congé paternité ou un congé d’adoption.
Détail des informations
Les précisions suivantes doivent être portées à la connaissance de l’employeur :
- Date de début du congé
- Durée (1 ou 2 mois), et si le congé est fractionné ou pris en une seule fois (ce congé est fractionnable en 2 périodes de 1 mois).
L’employeur peut-il refuser le congé supplémentaire de naissance ?
L’employeur ne peut ni refuser ni exiger le report de ce congé.
Le congé supplémentaire de naissance s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, congé de paternité et d’accueil de l’enfant et congé d’adoption). Il ne les remplace pas.
Quelles sont les conséquences sur le contrat de travail ?
Pendant le congé supplémentaire de naissance le contrat de travail est suspendu.
Cette suspension entraîne les conséquences suivantes :
- Le salarié ne peut exercer aucune autre activité professionnelle durant ce congé.
- L’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail d'un salarié pendant un congé supplémentaire de naissance. Seule une faute grave ou de l’impossibilité de maintenir le contrat pour un autre motif que la naissance ou l'arrivée de l'enfant pourrait justifier la rupture du contrat.
- La durée du congé est assimilée à du temps de travail effectif pour le calcul des droits du salarié liés à son ancienneté.
Quelles démarches l’employeur doit-il effectuer ?
Comme pour d’autres motifs d’arrêts de travail, l’employeur doit réaliser 2 démarches distinctes et complémentaires :
- La déclaration du congé via la déclaration sociale nominative (DSN)
- La transmission d’un formulaire de demande du congé supplémentaire de naissance (CSN).
Depuis le 1er novembre 2026, les employeurs doivent renseigner un formulaire puis l’enregistrer au format PDF et le déposer sur le compte employeur (NET-E), le même jour que le signalement « DSN/DSIJ » (déclaration de signalement pour le versement des indemnités journalières).
Transmission des périodes de congé de naissance par l’employeur ↗
Pour que le salarié puisse être indemnisé dans les délais, le congé supplémentaire de naissance doit être déclaré dans les 5 jours suivant le début du congé.
Source : Service-Public.gouv.fr (Direction de l'information légale et administrative). Réutilisée sous Licence Ouverte (Etalab). Ce site est indépendant et n'est pas édité par l'administration.
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